-u dans les propositions subordonnées
L'impératif (terminaison -u) ne sert pas qu'aux ordres directs : il s'emploie aussi dans les subordonnées introduites par ke après un verbe de volonté, de demande, de conseil ou de souhait. Le français emploie alors le subjonctif.
- Mi deziras, ke vi lernu. – Je veux que tu apprennes.
- La patro insistas, ke mi venu. – Le père insiste pour que je vienne.
💡 Astuce : un souhait ou un ordre dans la principale entraîne le verbe de la subordonnée à la forme en -u (et non en -as).
La préposition je
je est une préposition « joker » : elle n'a pas de sens précis et s'emploie quand aucune autre ne convient. Son usage le plus fréquent est « à » pour l'heure :
- Je kioma horo vi venos? – À quelle heure viendras-tu ?
- Je la kvina horo. – À cinq heures.
💡 Conseil : quand aucune préposition ne semble convenir, je est le choix par défaut.
Le verbe farti
surtout employé dans la formule :
- Kiel vi fartas? – Comment vas-tu ? / Comment allez-vous ?
Le suffixe -et
forme les diminutifs (petitesse, atténuation) :
- libreto – un livret
- beleta – mignon(ne)
- varmeta – tiède
Le suffixe -eg
forme les augmentatifs (grande taille, intensité) :
- librego – un gros livre, un tome
- varmega – brûlant
- belega – magnifique
- bonega – excellent
💡 Astuce : retenez la paire ensemble : -et rapetisse (libreto = livret), -eg agrandit (librego = gros livre).
Le suffixe -iĝ
a le sens de « devenir » (le sujet change d'état de lui-même) :
- riĉiĝi – devenir riche, s'enrichir
- trankviliĝi – se calmer
- resaniĝi – guérir
- geedziĝi – se marier
💡 Astuce : -iĝ = devenir (de soi-même). Son pendant -ig (« faire devenir ») arrive à la leçon 8.